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18 € - l'acheter
Échos
des médias : "Au
royaume des musiciens, Diogal est un aquarelliste. Il l'avait démontré
en 2002 avec Samba alla, un premier album aérien salué
par la critique, puis avec Liir en 2004. Li lan la, le
troisième opus, confirme le talent du discret Sénégalais
qui, entretemps, a collaboré avec Lokua Kanza, Wasis Diop, Daby
Touré, des funambules de la même famille que lui. Tout
est là, pour le meilleur : une voix chaude, légèrement
voilée, émouvante ; des mélodies évidentes ;
une instrumentation claire, où la guitare acoustique mène
le jeu ; des arrangements à fleur de peau. C'est dans son
propre studio, à Champigny-sur-Marne, que Diogal a enregistré
les douze titres de Li lan la, avec la complicité d'une
petite équipe inspirée et soudée. Les sonorités
musicales de l'Afrique de l'Ouest sont à l'honneur, mais relues
couleur folk. Avec un arc-en-ciel de percussions légères
pour structurer la mélancolique ballade où il est question
d'humanisme, d'orgueil qui ne mène nulle part, de l'éternelle
insatisfaction des hommes, d'un éloge à la mer nourricière
(avec une délicate volute d'accordéon), d'identité,
du village natal de Diogal... Il y aussi Ali, un subtil hommage
tout en suspension à Ali Farka Touré, le géant
disparu. Impeccable, une fois encore." "Le
monde perd la boule, les problèmes qui bousculent la planète
ne cessent de croître, il semblerait que tout nous échappe.
"Qu'est ce qui se passe ?", s'interroge Diogal en wolof (Li
Lan La) à travers son troisième album. "Pourtant,
tout ce que nous déplorons, c'est nous qui l'avons provoqué",
dit-il. "Alors plutôt que de nous plaindre sans arrêt,
réagissons vite. Il est encore temps de stopper le réchauffement
de la planète", ajoute le chanteur, qui croit à une
prise de conscience collective, "même si certains se déresponsabilisent
tout en voulant donner des leçons, comme les États-Unis".
"
(...) Musicalement, cet album se distingue
des deux autres, du fait d'un contexte de production très différent.
Cet album a été conçu dès le départ
avec le parti pris de l'indépendance. Diogal a commencé
par monter un studio d'enregistrements en banlieue parisienne, il a
suivi une formation d'ingénieur du son, et a pu ainsi procéder
à ses enregistrements, à son rythme. Il était libéré
de la pression que connaissent la plupart des musiciens en studio, du
besoin d'aller vite car le temps c'est de l'argent, de la contrainte
de devoir faire les prises même lorsqu'on ne le sent pas et faire
avec... Diogal a pu prendre le temps d'aller au plus juste, de peaufiner
le résultat. Seul maître àbord, il a fait un album
très acoustique, qui lui ressemble. Par moments, il est prodigieusement
accompagné d'instruments divers, et notamment d'une multitude
de percussions, et par moments, le chant est intimiste. Dans cet album,
on retrouve une authenticité qui est celle de Diogal. Le son
nous donne l'impression de l'avoir dans la même pice, en concert
privé, simplement, sans effets superflus. Et la démarche
de l'indépendance, il la mène jusqu'au bout en prenant
également en main la production de l'album. (...) "
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